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   Appels internationaux à la démission de Bachar al Assad 

AMMAN (Reuters) - Les Etats-Unis et l'Union européenne ont réclamé jeudi la démission du président syrien Bachar al Assad, après cinq mois de répression sanglante du mouvement de contestation.
Le maître de Damas a affirmé au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, que les opérations militaires contre l'opposition avaient pris fin, mais des militants anti-Assad ont fait état de nouveaux raids à Daïr az Zour, dans l'est du pays.
A Lattaquié, le grand port qui a été bombardé pendant plusieurs jours, des blindés et des soldats d'Assad ont pris position autour d'une mosquée, ont précisé des membres de l'opposition.
A Washington, le président Barack Obama a ordonné le gel des avoirs du gouvernement de Damas et a interdit aux ressortissants américains d'avoir des relations commerciales et d'investir en Syrie. Les importations de pétrole syrien sont également interdites aux Etats-Unis.
"L'avenir de la Syrie doit être décidé par son peuple, mais le président Bachar al Assad s'y oppose. Les appels au dialogue et aux réformes sont restés lettres mortes tandis qu'il emprisonne, torture et massacre son propre peuple", a dit le chef de la Maison blanche dans un communiqué.
"Pour le bien du peuple syrien, le moment est venu pour le président Assad de démissionner", a-t-il ajouté.
L'Union européenne a également demandé la démission d'Assad et l'a menacé de nouvelles sanctions.
"L'UE a réclamé à plusieurs reprises l'arrêt de la répression brutale (...) mais les autorités syriennes ont adopté une attitude de défi", a dit Catherine Ashton, haute représentante de la diplomatie européenne.
"Cela montre que le régime syrien n'est pas prêt à changer (...) L'UE prend acte de la perte totale de légitimité de Bachar al Assad aux yeux du peuple syrien et de la nécessité pour lui de démissionner.
"ASSAD A PERDU TOUTE LÉGITIMITÉ"
Elle a ajouté que les 27 s'apprêtaient à allonger la liste des personnalités syriennes visées par les sanctions européennes, qui pourraient également être alourdies.
Dans un communiqué commun, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont aussi appelé Bachar al Assad à quitter le pouvoir.
"Nos trois pays estiment que le président Assad, qui a recours à la force militaire brutale contre son propre peuple et qui porte la responsabilité de la situation, a perdu toute légitimité et ne peut plus prétendre diriger le pays", lit-on dans ce communiqué.
"Nous l'appelons à tirer les conséquences du rejet total de son régime par le peuple syrien et à quitter le pouvoir, dans l'intérêt supérieur de la Syrie et de l'unité de son peuple."
La Suisse a quant à elle rappelé pour consultations son ambassadeur en poste à Damas.
Un rapport accablant remis à Genève au Conseil des droits de l'homme de l'Onu affirme que les forces syriennes ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques, souvent à bout portant et sans avertissement, tuant au moins 1.900 civils depuis cinq mois, ce qui pourrait constituer un crime contre l'humanité.
"La mission d'enquête a mis au jour des exemples de violations des droits de l'homme à travers des attaques généralisées ou systématiques contre la population civile, ce qui pourrait relever du crime contre l'humanité", écrivent les enquêteurs de l'Onu.
Une liste de 50 suspects appartenant à différents niveaux de l'administration a été établie en vue de possibles poursuites judiciaires.
MOBILISATION À L'ONU
Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu tiendra lundi une session extraordinaire sur les violences en Syrie.
Le Haut Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, la Sud-Africaine Navy Pillay, pourrait appeler le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale (CPI).
Lors d'un entretien téléphonique avec Assad mercredi soir, Ban Ki-moon a exprimé son inquiétude face aux "violations répandues et continues des droits de l'homme et de l'usage excessif de la force" par les forces de sécurité syriennes.
Le président syrien lui a répondu que les opérations de l'armée et de la police avaient cessé, mais cette allégation est démentie sur le terrain par l'opposition.
Selon l'Union pour la coordination de la révolution syrienne, un groupe d'opposition, les forces syriennes ont ouvert le feu jeudi près d'une mosquée de Lattaquié qui a été encerclée par des véhicules blindés.
A Daïr az Zour, ville de l'Est prise d'assaut par les chars il y a onze jours, des soldats et des policiers ont fouillé des maisons dans la quartier de Djoubaïla.
Plusieurs pays arabes et la Turquie, autrefois alliée fidèle de Damas, ont dénoncé la répression qui s'est intensifiée depuis le début du ramadan le 1er août.
"Assad cherche à convaincre la Turquie que les attaques ont cessé, ce qui pourrait aussi apaiser la colère de Washington, mais c'est faux, les opérations militaires se poursuivent", a dit un diplomate occidental en poste à Damas.
Avec Arshad Mohammed et Deborah Charles à Washington, Louis Charbonneau aux Nations unies; Marine Pennetier, Benjamin Massot, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français

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BOMBARDEMENTS SYRIENS CONTRE LE PORT DE LATTAQUIÉ                 


Troisième journée de bombardements contre Lattaquié, en Syrie

AMMAN (Reuters) - Les forces syriennes ont repris lundi le pilonnage de quartiers
 sunnites de Lattaquié, au troisième jour de leur offensive contre cette cité portuaire, foyer de la contestation contre le président Bachar al Assad.
"Il y a un feu nourri de la part des blindés sur le quartier de Kouneines. Les gens tentent de fuir mais ils ne peuvent pas quitter Lattaquié car la ville est assiégée", a raconté un habitant. "Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est chercher refuge d'un endroit à l'autre à l'intérieur de la ville", a-t-il ajouté.
"Les bombardements ont repris sur les quartiers d'Al Raml al Filistini et d'Al Chaab. Il y a d'intenses fusillades dans les quartiers de Soulaibeh, Achrafieh, Kouneines et Ouneineh et vers la citadelle", a dit un commerçant joint par téléphone.
L'Union de coordination de la révolution syrienne, organisation regroupant des opposants, a annoncé que trois personnes, dont un jeune homme de 22 ans, avaient été tuées par les soldats lundi. Ces décès portent à 31 morts, dont une petite fille de deux ans, le bilan dans la population civile depuis trois jours.
Principal port du pays comptant une importante minorité alaouite, la branche du chiisme à laquelle appartient la famille Assad, Lattaquié joue un rôle essentiel dans la mainmise de la famille du président sur l'économie syrienne.
Assad et son père avaient incité les alaouites à descendre des montagnes où ils vivaient traditionnellement pour s'installer dans la ville portuaire en leur offrant des terres à bas prix et des emplois dans l'administration et l'appareil sécuritaire.
"LE RÉGIME JOUE AVEC LE FEU"
La ville fut longtemps sous le contrôle de Djamil, oncle de Bachar al Assad, avant de passer sous celui d'une nouvelle génération de membres de sa famille et d'amis.
Des militants des droits de l'homme ont également rapporté que les troupes syriennes avaient lancé des assauts contre plusieurs villages dans la plaine d'Houla, au nord de la ville de Homs.
Les soldats ont procédé à des fouilles systématiques des maisons et à des arrestations. Au total, plus de 12.000 personnes auraient été arrêtées depuis le début de la contestation réclamant le départ du président Assad.
Ce dernier a procédé lundi au remplacement du gouverneur d'Alep, principale place commerciale et capitale provinciale, indique l'agence officielle de presse.
"Le régime minoritaire joue avec le feu. Nous en arrivons au point où les gens dans les rues vont prendre n'importe quelle arme qui leur tombe sous la main et se battre plutôt que de se laisser tirer dessus, ou se laisser arrêter et humilier", a dit un militant.
"Nous assistons à une guerre civile en Syrie. Nous espérons que la contestation populaire et la pression internationale renverseront ce régime avant qu'il ne tue encore plus de Syriens et les pousse à prendre les armes", a-t-il ajouté.
A Berlin, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Andreas Peschke, a souhaité de nouvelles sanctions contre le régime syrien et a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de se pencher de nouveau sur la question cette semaine.
Le pilonnage du port de Lattaquié doit inciter la communauté internationale, notamment l'Union européenne, à accentuer la pression sur le régime de Bachar al Assad, a-t-il dit.
A Washington, le département d'Etat s'est déclaré lundi dans l'incapacité de confirmer les informations faisant état de bombardements navals de Lattaquié. "Nous sommes au courant de ces informations mais nous n'avons pas été le témoin de ces pilonnages. (...) Nous pouvons en revanche confirmer que des blindés tirent sur des civils innocents, comme c'est le cas ailleurs", a déclaré Victoria Nuland, porte-parole de la diplomatie américaine.
Pierre Sérisier, Guy Kerivel et Jean-Loup Fiévet pour le service français


خفايا مسيرة الاتحاد المليونية



دعا الاتحاد العام التونسي للشغل هذه الأيام إلى تنظيم مسيرة احتجاجية سلمية يريدها مليونية يوم الاثنين 15 أوت الحالي، سلمية تحت شعار "وفاء لأرواح الشهداء وتحقيقا لأهداف الثورة" وتنطلق على الساعة منتصف النهار من أمام البورصة باتجاه شارع محمد الخامس وصولا إلى مفترق شارع خير الدين باشا . و من المنتظر أن تشارك فيها عديد الأحزاب الفاعلة على الساحة السياسية على غرار حركة التجديد،إلى جانب مكونات المجتمع المدني و السياسي في تونس.

مصدر مسؤول بالاتحاد ذكر أن المسيرة تدعو إلى تحقيق أهداف الثورة كلها لأن الحياة السياسية و الاقتصادية لا تتطور على الوجه الأكمل ،و لأن عديد البرامج لم تنفذ تماما في المناطق المبرمجة و الآليات المحدثة لدفع التشغيل لم تنجح ،هذا إلى جانب ارتفاع الأسعار و الذي يفوق القدرة الشرائية للمواطن التونسي .

الروايات اختلفت


تلك هي رواية الاتحاد العام التونسي للشغل حول المسيرة لكن الروايات اختلفت من مصدر لآخر ،إذ يرى كثيرون و حتى من الأحزاب أن الهدف هو امتصاص موجة الغضب التي تعم البلاد هذه الأيام على خلفية ما يحدث في القضاء،و الأداء الحكومي و الرغبة في تأطير المسيرة و الاحتجاجات عموما،و يرى آخرون أن الاتحاد أراد بهذه المسيرة أن يفرض
 نفسه من جديد و يعود إلى الساحة بعد ما "أفل" نجمه مؤخرا بظهور و نشاط "الاتحادات الموازية" و التي احتكرت الأضواء ،و يرى شق آخر أنه أريد أن تكون المسيرة تمهيدا لتحوير وزاري عميق يكون"مبررا" و يتم استجابة ل"طلب"التونسيين،و بالتالي فغن التحالف قائم بين الحكومة و الاتحاد!!

لكن رغم هذه الاختلافات فإنه يحسب للاتحاد العام التونسي للشغل أنه ساهم بشكل كبير في الإطاحة بالحكومتين السابقتين و نجح في التعبئة و التأطير ،لكن نرجو أن تظل مصلحة البلاد دوما فوق مصلحة العباد و الأحزاب و أن يقرأ الاتحاد دوما واقع تونس و الآفاق قبل القيام بأي تحرك ليسير الركب ...
نجوى